De A à Z, une série en 26 épisodes pour faire le tour de l'histoire croisée du club et de la Coupe du monde...

B comme Bell

La place de Colin Bell dans l'Histoire du club est bien documentée et le milieu de terrain mérite sans aucun doute sa place au Panthéon du football anglais d'après-guerre. Pourtant, entre Nijinsky et la Coupe du monde, l'histoire est faite de frustration et de déception.

L'Anglais est devenu le pivot avec lequel City a gagné le titre de première division, la FA Cup et la League Cup en peu de temps. Pendant notre âge d'or sous le règne des Joe Mercer et Malcolm Allison, Colin a été sélectionné par Sir Alf Ramsey pour faire partie de l'équipe qui disputerait le Mundial 1970 au Mexique.

Une équipe d'Angleterre très talentueuse  - dont faisait aussi partie Francis Lee, coéquipier de Colin à City - était venue défendre le trophée Jules Rimet gagné de façon mémorable à Wembley en 1966. La sélection anglaise partait alors favorite pour conserver son titre.

Après avoir traversé les phases de poules de belle manière, l'Angleterre se retrouvait face à l'Allemagne en quart de finale. Après avoir pris une avance de deux buts en première mi-temps, l'Angleterre pensait avoir fait le plus dur.

Mais tenaces, les Allemands ont réduit le score. Colin Bell est alors entré sur le terrain avec l'objectif de donner la victoire à l'Angleterre.

C'est finalement Uwe Seeler qui trouvait le chemin des filets et permettait à la Mannschaft d'égaliser huit minutes avant la fin du temps réglementaire. Le match durera 120 minutes. Une prolongation fatale pour les Anglais, où Gerd Müller a fait voler leurs rêves en éclats.

Quelques années plus tard, en octobre 1973, Colin est un milieu emblématique de sa sélection nationale. L'Angleterre reçoit alors la Pologne à Wembley dans un dernier match qualificatif où la victoire était synonyme de qualification pour la phase finale de Coupe du monde 1974.

Mais malgré son obstination offensive, l'Angleterre a fait face à des Polonais tenaces – en particulier le gardien, Jan Tomaszewski. Étant donné la pression offensive, impossible que le match se finisse sur un nul. Comme attendu, un but est marqué... par les Polonais. En effet, tôt dans la deuxième mi-temps, Jan Domarsky refroidit Wembley en trompant Peter Shilton devant 100 000 supporters médusés.

Un penalty transformé par Allan Clarke donnait un peu d'espoir aux locaux, et les Anglais ont assiégé le but polonais dans les 20 dernières minutes. Malgré tous ces efforts et après avoir heurté deux fois les montants du but rouge et blanc, les Three Lions n'arriveront pas à revenir au score.

Sir Alf Ramsey démissionne donc et la blessure de Colin au genou ne lui donnera jamais l'occasion de participer à un autre tournoi majeur avec l'Angleterre par la suite.