Tout au long de sa carrière, Steve Howey, ancien défenseur de City et de l'Angleterre, n'a jamais abandonné face à un défi de taille.

Mais l’ancien défenseur central se prépare à affronter ce qui sera sûrement le plus grand défi de sa carrière : l’escalade du Kilimandjaro, le plus haut mont africain. Avec plusieurs autres ex-professionnels, il essaie de rassembler £250 000 pour la NHS et des associations pour la santé mentale.

Howey a passé trois ans mémorables à City entre 2000 et 2003. Il a joué sous les ordres de Joe Royle et Kevin Keegan, où il a expérimenté les bas de la relégation et la joie du couronnement en Championship la saison suivante.

Aujourd’hui, sa voix porte dans les médias. Howey a aussi joué pour Newcastle et Leicester lors de sa carrière et est devenu un porte-parole pour soutenir les actions en faveur de la santé mentale et est connu pour son honnêteté par rapport aux problèmes qu’il a eus après sa carrière footballistique.

À cette fin, Howey se prépare pour mettre la santé mentale sur le devant de la scène et à lever des fonds pour la cause en escaladant le Kilimandjaro.
Il se rendra en Tanzanie en juillet, en compagnie de l’ancien gardien anglais de Liverpool Chis Kirkland, de l’ancien attaquant de Hull City Dean Windas, ainsi que Nigel Jemson, ancien de Sheffield Wednesday et de Nottingham Forest, Jon Parking (attaquant de Preston et de York) et Mark Crossley, gardien de Nottingham Forest.

Les six hommes ont publiquement déclaré qu’ils ont eu des problèmes liés à leur santé mentale à certains moments de leur vie après le football. Ensemble, ils ont créé WATCH (Walking And Talking Charity Hikes) pour avoir un impact positif.

« Certains d’entre nous en ont souffert, on a décidé de se rassembler et de se demander ce qu’on pouvait faire », a déclaré Howey.

RISE AND SHINE: Steve Howey is on target for City against Portsmouth back in 2002
RISE AND SHINE: Steve Howey is on target for City against Portsmouth back in 2002

« L’idée est venue en voyant Mark Crossley postant le hashtag #aintwalkingbrilliant and #walkingsbrilliant alors que Dean Windass postait des choses autour de l’importance de se lever de son lit et de marcher encore. On s’est donc regroupés sur un groupe WhatsApp. »

« Comme ça, on s’est juste dits que s’il fallait faire quelque chose, il fallait que ce soit important. On s’est dit ‘et pourquoi pas le Kilimandjaro ?’ »

« On a trouvé une entreprise qui a accepté de nous faire voyager en Afrique. On cherche des sponsors aussi. La PFA a été d’une grande aide. Mais on veut lever autant de fonds que possible. Lentement mais sûrement, ça s’est concrétisé. »

« On essaiera de commencer le 13 juillet l’an pochain. Au total, on partira pour 10 jours, mais l’escalade en elle-même sera la plus longue possible sur ce mont, à savoir huit jours au total, du bas au sommet.

« Quand vous grimpez, vous devez ensuite redescendre pour dormir, ce qui vous aide à vous acclimater à l’altitude, ça vous aide à éviter le mal de montagne. »

« Ce sont de très longues heures. Le dernier jour durera quelque chose comme 14 heures, mais le plus important est que personne ne soit malade. »

« Au total, on sera environ 20 à grimper. Nous ne serons pas tous d’anciens footballeurs, mais ils seront de bonne compagnie pour le voyage. »

« Je pense que depuis la pandémie de COVID-19, tout le monde a vu le bon travail de la NHS et a sûrement réalisé l’importance de prendre soin de sa santé mentale. On veut juste faire notre part pour aider. »

Howey pense que les avancées que l’on a faites pour comprendre et soutenir les personnes souffrant de ce type de troubles ou de maladies ont eu une influence positive. Elles ont permis de mettre en lumière un problème qui, dans de nombreux secteurs du sport, était considéré comme un tabou il n’y a pas si longtemps.

De sa propre expérience, Steve déclare que le prestige et le confort matériel que peut offrir le sport n’épargnait pas des effets sur la santé mentale.

« La première fois que j’ai parlé de mes problèmes, c’était il y a quelques années. Je pense que les gens ont un peu peur d’en parler. »

« Si j’en avais parlé quand je jouais et que j’avais dit à mes coéquipiers que je me sentais mal, leur réaction aurait probablement été quelque chose du genre ‘ressaisis-toi’. »

« Selon moi, je pense que d’en parler ou d’avoir quelqu’un à qui en parler aide beaucoup. On essaie de se débarrasser de cette peur et de cette stigmatisation. Comme le dit le proverbe, ‘It’s OK not to be OK’, c’est normal de ne pas aller bien. Tout le monde peut être affecté, hommes comme femmes. »

« C’est bien que les gens puissent en parler ouvertement et honnêtement. »

NATIONAL SERVICE: Steve Howey in action for England against Portugal
NATIONAL SERVICE: Steve Howey in action for England against Portugal

« Beaucoup de gens peuvent nous voir comme d’anciens joueurs et se demander pourquoi on déprime, en se disant qu’on a eu la chance de faire carrière dans le football. »

« En fait, je pense que 90 % des gens voudraient être footballeurs et jouer au niveau où l’on a joué. »

« Les gens parlent de l’argent que vous gagner, des voitures que vous conduisez, des maisons dans lesquelles vous vivez... Mais ça ne fait aucune différence. »

« Si vous avez ce type de problèmes, peu importe la fortune ou le confort matériel qu’on a. »

« Il s’agit d’aller mieux dans sa tête, c’est tout ce qu’on essaie de faire. Faire en sorte que les gens en parlent ouvertement, qu’ils n’aient pas peur de parler de ce qu’ils ressentent. »

Le groupe WATCH est en train de développer un site web dédié à l’escalade du Kilimandjaro, chaque personne intéressée par le projet peut suivre le compte twitter de Steve sur @stevehowey624 et lui envoyer un message.