Il est vite devenu l’un des joueurs préférés au club, étant le genre de joueurs que vous préférez avoir dans votre équipe plutôt que contre vous.
Q: Les fans de City commencent à vous aimer – comme les supporters de la plupart des clubs où vous êtes passé – ils apprécient votre éthique de travail au point que vous êtes devenus l’un des joueurs préférés du club. Vous avez en quelque sorte trouvé votre maison ici ?
CB: « Je suis vraiment heureux ici et en raison de la situation du club en ce moment, j’ai essayé d’embrasser tout ce qui se passe ici.
Je n’ai jamais considéré les joueurs qui arrivaient ici comme des concurrents contre qui il fallait se battre pour avoir un match. Je me posais simplement au début de la saison et je me fixais des objectifs. »

Q: Quels objectifs vous êtes-vous fixés ?
“Mon premier but était d’être en forme. Je savais que si je n’était pas à fond, je pourrais avoir de la concurrence pour mon poste. Je jouerai si je suis assez bon, sinon, je ne jouerai pas – j’essaie de rester simple dans ma façon de fonctionner.
Je n’essaie jamais de faire quelque chose que je ne suis pas capable de faire, j’essaie juste de jouer avec mes forces. Je ne suis pas nerveux avant un match, je ne me pose pas la question de savoir si je jouerai bien ou pas, j’essaie juste de travailler dur.
C’est comme un coureur qui s’entraîne pour un marathon – la douleur que vous ressentez avant de vous positionner sur la ligne de départ parce que vous savez que vous ressentirez la même douleur pendant la course – c’est la seule pression que j’ai parce que je sais que je dois bosser dur pour rester dans cette équipe.
Je crois en moi et je pense toujours que les choses vont bien se passer, mais avant tout je dois sprinter autant que je peux, je dois couvrir le plus de distance possible parce que c’est mon rôle dans l’équipe. »
Q: Pourquoi, à votre avis, y a-t-il une telle connexion entre vos supporters et vous ?
CB: “J’esaie de rester le plus simple possible et je pense que les supporters ont apprécié ça, tout comme les supporters des autres clubs où j’ai joué.
Ils ne veulent pas que je parte. Si je pars, ils me détesteront ! Tout peut changer, mais j’étais apprécié à Newcastle, Liverpool, Blackburn et West Ham mais je suis suffisamment vieux pour comprendre que tout peut changer d’un jour à l’autre.
Je veux juste me retourner dans les années à venir avec la satisfaction d’avoir joué un rôle dans ce club, j’espère que les fans de City pourront en faire de même. »

Q: C’est peut-être l’une des saisons décisives pour votre carrière...
CB: “Au niveau personnel, oui. D’un point de vue plus global, les choses se sont bien déroulées dès le début.
“Ce championnat est si difficile que la constance n’est pas facile à avoir mais je touche du bois. On joue, je suis déçu si je ne marque pas, si je ne crée pas d’occasions ou si je ne provoque pas de pénalty ou si je n’ai pas une grosse influence sur le jeu.
C’est tout ce que je peux demander, en fait. Au niveau constance, je suis plutôt d’accord, c’est peut-être la meilleure saison de ma carrière. »
Que s’est-il passé ensuite ?
La période qu’a passée Bellamy à City était brève. Il a passé 18 mois et joué 51 matches. Il a inscrit 15 buts – dont un particulièrement impressionnant lors de la défaite 4-3 à Old Trafford.
Bellamy pensait que l’arrivée de Roberto Mancini à City signifiait que ses chances de rester dans l’équipe première étaient limitées. Après avoir été oublié dans l’équipe qui jouerait l’Europa League en 2010/11, Bellamy est parti en prêt à Cardiff City.
Il a ensuite rejoint Liverpool avant de repartir à Cardiff, où il a conclu sa carrière longue de 20 ans. C’était un joueur incroyable et un compétiteur acharné. Il n’est pas resté longtemps à City, mais il est parti en laissant derrière lui beaucoup d’admirateurs.