L’Italien a été officiellement nommé aujourd’hui nouvel entraîneur de Manchester City. Enzo Maresca succède à Pep Guardiola et s’est engagé avec le Club pour une durée de trois ans.
Il s’agit de son troisième passage à l’Etihad Stadium. Enzo avait déjà marqué les esprits lors de son premier séjour à Manchester City en dirigeant notre Elite Development Squad au cours de la saison 2020/21.
Sous sa direction inspirée, une génération de grands talents, composée notamment de Cole Palmer, Liam Delap, Taylor Harwood-Bellis et du capitaine Tommy Doyle, a remporté le tout premier titre de Premier League 2 de l’histoire du Club.
La manière spectaculaire et le style de jeu offensif avec lesquels les jeunes Cityzens ont décroché ce succès ont suscité de nombreux éloges.
Alors qu’Enzo Maresca s’apprête désormais à relever le défi de prendre les commandes de l’équipe première de Manchester City en succédant à Pep Guardiola, nous revenons sur les témoignages des membres de cette génération victorieuse de l’EDS en 2021, recueillis peu après leur sacre en Premier League 2.
Leurs propos offrent un éclairage fascinant sur les qualités tactiques d’Enzo Maresca, mais aussi sur son remarquable sens du management humain.
Pour Tommy Doyle, capitaine de cette équipe de l’EDS et aujourd’hui joueur de Wolverhampton Wanderers, la détermination, l’ambition et la concentration sans faille de Maresca témoignaient déjà du caractère exceptionnel de son entraîneur.
« Enzo était tout simplement exceptionnel », confie Tommy Doyle, qui a passé la saison 2025/26 en prêt à Birmingham City.
« Je me souviens qu’assez peu de temps après son arrivée, il avait pris Cole [Palmer] et moi à part pour nous dire : “Écoutez, c’est à vous de donner le ton dans cette équipe. Et cela passe par chaque séance d’entraînement.»
« Son message était très clair : “Si vous vous relâchez ou si vous pensez que ce niveau est trop facile pour vous, vous ne jouerez pas avec moi.”»
« Il nous disait même : “J’en parlerai à Pep et vous pourrez simplement rester vous entraîner avec l’équipe première.”»
« Il insistait sur le fait que nous devions tirer l’équipe vers le haut, parce qu’il connaissait notre potentiel. Il savait aussi que Cole et moi nous entraînions presque tous les jours avec l’équipe première.
« Il savait donc que notre niveau était élevé. Mais il savait aussi qu’en redescendant avec les moins de 21 ans, certains joueurs peuvent inconsciemment lever le pied.»
« Ou bien penser qu’ils sont trop forts pour évoluer avec les U21.»
« Mais Enzo nous répétait simplement : “Ici, cela ne se passera pas comme ça. Vous allez travailler aussi dur qu’avec l’équipe première et aborder chaque match avec l’ambition de le gagner.”»
« Il a joué un rôle immense dans tout ce que nous avons accompli.»
« J’avais évidemment une très bonne relation avec lui en tant que capitaine, et je pense qu’il a su tirer le meilleur de chacun d’entre nous.»
« Nous avions un effectif extrêmement talentueux, mais les gens ne se rendaient pas compte à quel point nous avions faim de victoires. Cette mentalité venait autant de lui que de nous.»
« Cette saison-là, nous avons souvent surclassé nos adversaires. Honnêtement, c’était un vrai plaisir.»
« J’ai ensuite affronté Enzo lorsque j’étais à Wolverhampton et qu’il entraînait Chelsea. Le voir réussir à la tête d’un aussi grand club ne m’a absolument pas surpris.»
« J’ai vraiment hâte de voir ce qu’il accomplira dans ce nouveau rôle à Manchester City. »
Pour Cieran Slicker, gardien de but et autre membre important de cette génération de l’EDS sacrée championne en 2021, l’influence de Maresca ne s’est pas limitée au terrain ou aux entraînements. Il a également joué un rôle essentiel dans le développement personnel de ses jeunes joueurs.
Aujourd’hui membre de l’effectif d’Ipswich Town, promu en Premier League, l’international écossais, qui a passé la saison 2025/26 en prêt à Barnet, estime lui aussi que les enseignements reçus sous les ordres de Maresca ont été déterminants.
« Cette saison-là, j’ai énormément progressé, aussi bien comme joueur que comme personne, et je pense que cela est en grande partie dû à l’entraîneur.»
« Je ne pourrai jamais dire assez de bien d’Enzo et de ce qu’il m’a apporté cette année-là. Il m’a énormément appris.»
« Rien que dans les entraînements, il imposait toujours une intensité et un niveau d’exigence très élevés. Mentalement aussi, il m’a fait énormément progresser.»
« C’était la première saison où je jouais relativement peu au début, puisque Traff [James Trafford] était titulaire.»
« Mais même cette situation m’aide encore aujourd’hui. J’ai appris à toujours rester concentré sur le moment présent et à utiliser cette frustration comme une source de motivation pour continuer à progresser. C’est quelque chose qu’Enzo m’a transmis.»
« Je pense également que le fait qu’il ait instauré un environnement digne d’une équipe première a énormément aidé tous les joueurs. Cela nous a préparés aux exigences du football professionnel et a rendu la transition beaucoup plus naturelle.»
« Quand on voit aujourd’hui le parcours de tous les joueurs de cette génération, c’est tout simplement incroyable. Et une grande partie de cette réussite est due au management d’Enzo. »
À seulement 17 ans, Alex Robertson était le benjamin de l’effectif constitué par Enzo Maresca.
Aujourd’hui international australien et joueur de Cardiff City, le milieu de terrain a joué un rôle important dans la promotion des Bluebirds en Championship cette saison.
Pour Robertson, les qualités de manager d’Enzo Maresca et les conseils qu’il lui a prodigués ont constitué une source d’inspiration précieuse dans son développement.
« Avec le recul, je pense avoir énormément appris aux côtés d’Enzo, parce que j’étais très jeune. Je n’avais que 17 ans à l’époque », confie Robertson.
« Il m’a appris la patience et l’importance de toujours être prêt à saisir sa chance lorsqu’elle se présente.»
« Et lorsque cette opportunité est arrivée, j’ai simplement essayé d’en profiter au maximum. J’avais la chance d’évoluer aux côtés d’excellents joueurs et sous les ordres d’un entraîneur exceptionnel.»
« Enzo était vraiment remarquable. À l’époque, tout le monde savait que Pep l’avait fait venir de West Ham, où il faisait partie du staff de l’équipe première.»
« Nous étions tous ravis de pouvoir travailler avec un entraîneur de ce niveau. En observant son style de jeu et sa façon de coacher, il était très facile d’apprendre à ses côtés.»
« Dès le départ, on sentait qu’il était destiné à accomplir de grandes choses.»
« Il est ensuite parti entraîner Parme avant de revenir à Manchester City pour rejoindre le staff de Pep. Lors de ma dernière saison avec les moins de 21 ans, j’ai eu plusieurs occasions de travailler de nouveau avec lui au sein du staff de l’équipe première.»
« Pouvoir collaborer à nouveau avec lui a été une formidable expérience. C’était un entraîneur auprès duquel il était très facile d’apprendre.»
« Et il rendait aussi le fait de jouer et de progresser à ses côtés particulièrement agréable. »