Kevin Horlock, de son propre aveu, ne savait pas pour quoi il signait en s'engageant avec Manchester City en janvier 1997.

Il ne pensait pas au club lorsque sa bonne forme à Swindon Town lui a valu d’être observé par de nombreux managers désireux de l’éloigner de County Ground.
Heureusement pour City, les Robins étaient entraînés par un ancien milieu de terrain de City, Steve McMahon, qui a gentiment poussé Horlock vers Maine Road.
Il a joué plus de 200 matches avec City en six ans et demi. Il est tombé amoureux du club...
« Lorsque j’ai signé à City, j’étais heureux à Swindon. Quelques clubs étaient intéressés », se souvient-il.
« C’est Steve McMahon qui m’a dit d’aller à City. Je lui ai dit ‘Manchester City ?’ Au final, j’ai écouté son conseil. Depuis, je lui en suis reconnaissant. »
« Je ne comprenais pas la taille de ce club. Je ne comprenais pas la fan base, la passion... Jusqu’à ce que vous jouiez avec ce club, c’est difficile à décrire. »

« C’est dans votre sang. On entend beaucoup de joueurs en parler. C’est parei pour moi.
« Je suis un fan de City, ça fait partie de moi, je dois ça aux gens. Pas juste les gens qui travaillent ici, mais les supporters aussi. C’est difficile à décrire... »
Horlock a fait partie intégrante de nos réussites en 1999, 2000 et 2002. Il a subi la relégation, deux fois, nous expérimentions alors la troisième division pour la première fois de notre histoire.
Mais c’est à ce moment-là qu’Horlock est devenu fan.
Il était déterminé de réparer les torts de la saison précédente et il admet qu’il est stupéfait lorsqu’on lui demanda s’il voulait partir à l’été 1998.
« Les gens disaient que City était trop grand pour descendre », explique le joueur. « D’accord, mais en termes footballistiques, on n’était pas assez bons pour rester. »
« Les gens m’ont demandé, plus tard, si je pensais à partir. »
« J’étais stupéfait qu’ils me posent la question. Je n’y ai pas pensé un seul instant. »

« Je faisais partie de l’équipe qui avait mis le club dans cette posture. Je voulais rester et nous hisser à la place qu’on méritait. »
Lors des deux saisons suivantes, 21 buts en 89 matches ont permis à City d’être promu en Premier League.
C’est l’une des nombreuses raisons qui ont fait que les supporters le tenaient en aussi haute estime. En échange, lui adorait le club.
Doté d’un très bon pied gauche, Horlock est l’un de ceux sur lesquels les supporters pouvaient compter.
« Je ne vais pas m’asseoir là et me dire que c’était grâce à ma technique incroyable », ajoute-t-il.
« Je sais qui je suis. Je n’avais pas de pied droit, je n’étais pas très rapide, mais j’avais un pied gauche pas mauvais et je donnais tout. »
« Peut-être que ça a joué sur une corde sensible pour les fans. Quand j’avais le maillot, je jouais comme si j’étais un supporter. »