Michael Tartat est un joueur que les supporters de City voulaient voir dans leur club bien avant leur arrivée. Arrivé vers la fin de sa carrière, c’était un joueur avec beaucoup de classe et un pied gauche monstrueux – pour un transfert gratuit, c’était une affaire en or. Voilà son interview dans City Magazine en août 2003...
Il n’a pas fallu longtemps aux fans de City qui ont vu le match de qualification en coupe de l’UEFA contre TNS pour se rndre compte que leur nouvelle recrue Michael Tarnat était une « bonne pioche ». Il est rare de trouver des défenseurs de sa qualité en agent libre, et il ne faisait aucun doute qu’il serait décisif dans les mois à venir.

Lors de son premier match contre les Gallois la semaine précédant notre rencontre, il n’était pas seulement bon défensivement : la précision de ses passes et de ses transversales était impressionnante et ses contrôles ont montré qu’il aurait un impact certain sur l’équipe.
Un nouveau stade, de nouveaux coéquipiers, un nouveau pays – ça fait beaucoup de nouveautés en peu de temps pour l’ancien international allemand .
« Je pensais que je jouerais deux ans et que je prendrais ensuite ma retraite », a commencé Tarnat. « Ensuite, Munich m’a dit que je pourrais partir après la saison dernière. Ensuite, Kevin Keegan est venu me voir et m’a demandé si je pouvais jouer avec Manchester City et je lui ai répondu ‘bien sûr !’ »
« Pour moi, c’est un rêve qui se réalise de jouer en Angleterre. Aujourd’hui, mon rêve commence maintenant. »
Tarnat est au courant du lien fort qui unit City et l’Allemagne. Bert Trautmann, Uwe Rosler, Maurizio Gaudino, Eike Immel et bien d’autres joueurs ont joué pour le club... et il est plutôt pour ajouter son nom sur la liste.
« J’ai entendu parler de City et des liens avec mon pays », sourit-il. « Il y a une grande tradition des joueurs allemands à City, c’est un grand challenge pour moi de faire perdurer cette tradition. »
« J’ai parlé avec le manager avant de signer et il m’a dit qu’il pensait que mon expérience du football au niveau européen serait un plus pour le club, en championnat et au niveau européen. Si l’expérience que j’ai engrangée ces dernières années peut aider mes nouveaux coéquipiers, ce n’est pas un problème. Je veux aider du mieux que je peux.
« Je pense qu’on a une bonne équipe, avec un bon recrutement et de très bons joueurs qui sont déjà là. Je pense qu’on a de bonnes chances de faire de belles choses en Premier League – la saison dernière, le club a fini neuvième, je pense qu’on peut vraiment faire mieux et viser la cinquième ou la sixième place. »
« Pour les compétitions européennes, on doit apprendre en progressant et voir jusqu’où on peut aller. Si on va jusqu’au troisième ou au quatrième tour, on ne sit pas ce qui peut se passer après. »
« J’ai aoré mes premières semaines en Angleterre. J’aime bien le fait que le public soit aussi près du terrain. En Allemagne, on a des pistes de course autour des terrains et la plupart des stades sont vieux. En Angleterre, chaque club a un bel écrin et il y a de grandes foules avec une belle atmosphère. »
« L’ambiance à City contre Barcelone était bonne mais je pense que la plupart des gens regardaient le stade plutôt que le jeu ! J’ai préféré jouer contre TNS, mais je suis vraiment impatient de disputer des matches de championnat parce que je pense qu’ils seront bien meilleurs. »
Michael a été comparé à certains égards au coach Stuart Pearce. Il n’était apparemment pas au courant : « Je ne savais pas ! » Il rit. « Mais c’est un gros compliment pour moi. J’ai joué contre lui en demi-finale du Mondial de 1990, les gens en Allemagne disaient que Stuart Pearce était fou ! Malgré tout, c’est une légende en Angleterre. Qu’on me compare à lui, ça me va. »

Tarnat pense que son Anglais n’est « pas si bon », mais il parle très bien et semble déjà très détendu, bien installé au club. Son pied gauche lui a déjà valu les louanges des autres joueurs de City, qui disent ne pas avoir envie d’être dans le mur de l’équipe d’en face quand il tirera un coup franc.
Tout compte fait, Keegan a fait là un très beau recrutement.

Que s’est-il passé ensuite ? Malgré la réputation qu’il traînait derrière lui, selon laquelle il se blessait souvent, Ternat a eu très peu de problèmes alors qu’il était à City. Il y a marqué 4 buts en 41 matches, toutes compétitions confondues.Il avait presque 34 ans quand il a rejoint City, et c’était un joueur populaire chez les supporters. Il faut bien avouer que chacun de ses quatre buts était plutôt spectaculaires. Sa première réalisation, contre Blackburn Rovers, était un coup franc de plus de trente mètres. Son suivant, un boulet de canon du pied gauche contre Villa.
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La saison 2003/04 a été difficile pour les hommes de Keegan, qui ont flirté avec la relégation pendant la plupart de la deuxième moitié de saison. Même si les Citizens se sont sauvés, le contrat de Tarnat avec City était fini. Il est retourné en Allemagne avec Hannovre, a continué à jouer pendant 5 ans (102 matches).
En 2009, il est retourné au Bayern Munich pour faire partie de l’encadrement de l’équipe des 12-16.