Pour Andy Morrison, la victoire était tout ce qui comptait.

Les fans de Manchester City pourront le confirmer.

Morrison était un vrai leader influent dans l'équipe qui a remporté les playoffs de deuxième division il y a vingt ans. Il jouait avec une détermination féroce, qui régalait les supporters.

Mais pour tout ça, il admet qu'il n'aurait jamais voulu tirer un pénalty à Wembley ce jour là, il y a vingt ans.

Par chance pour lui, ce n'était pas à lui de choisir. 

Joe Royle a retiré son capitaine, blessé, vingt minutes avant que Carl Asaba ne marque pour Gillingham pour lancer le match.

« Si j'avais joué, je n'aurais jamais levé la main », confie-t-il.

« Pas question. Si le patron m'avait demandé, je l'aurais tiré sans broncher. »

« Mais je n'aurais jamais été volontaire. Je sais qui je suis en tant que personne et de quelle manière ça m'aurait affecté.

« Je pourrais marquer un million de buts et il n'y aurait jamais eu de récompense. Si je manquais un pénalty, ça aurait été catastrophique pour moi.

C'était un moment compliqué pour Morrison, qui a galvanisé l'équipe après son arrivée à la mi-saison, mais était forcé de regarder le moment le plus important de la campagne depuis la ligne de touche.

L'Écossais rêvait de mener ses coéquipiers vers Wembley, mais il a vu ses rêves partir en fumée lorsque Robert Taylor a doublé la mise pour Gillingham.

« Je n'étais pas en colère. J'étais triste. »

« J'ai toujours rêvé d'aller à Wembley, de monter ces marches, et de les monter en tant que capitaine. Et au vu du match, dans ma tête, c'était fini. Je me sentais vide. 

Mais le vide laissera place à l'allégresse, comme on le sait, au moment où Morrison courait après Nicky Weaver. 

« Seul le football peut créer ça, ajoute l'ancien Citizen, aujourd'hui âgé de 48 ans. J'ai vu ce que le football pouvait faire et c'est pour ça que j'aime ce sport. Ça n'a pas de prix et ça vous suit jusqu'à la fin de vos jours. »