C’est le moment que tous les fans attendaient en cette fin de mois d’août. Le tirage au sort de la Ligue des Champions a rendu son verdict ce jeudi. Avec le Shakhtar Donetsk, l’Olympique Lyonnais et Hoffenheim au programme, City sait maintenant à quoi s’attendre. Et Pep ne préfère pas faire de pronostics : « Nous verrons en décembre contre Hoffenheim si le tirage nous était favorable ou pas. Je ne pense pas à la finale aujourd’hui. C’est en juin, ce serait une grossière erreur. On est en août, on se focalise sur la Premier League. Quand le match contre Lyon arrivera, nous nous concentrerons dessus. On essaiera de prendre les points au fur et à mesure pour arriver en huitièmes. »
Pour le coach catalan, il faut surtout s’intéresser au niveau global de la compétition : « Le tirage au sort est ce qu’il est. À mon avis, chaque saison, le niveau de la Ligue des champions est de plus en plus relevé. Nous verrons. Ça dépend de notre performance. Bien sûr, nous essaierons d’atteindre les huitièmes »
Prendre les matches un par un
Mais avant les premières joutes européennes, City doit se concentrer sur le championnat. Après le nul concédé face aux Wolves (1-1), les hommes de Pep Guardiola auront à cœur de se racheter face à Newcastle ce samedi, même si l’Espagnol ne parle pas de contre-performance : « On a manqué deux points – ou gagné un seul point – contre Wolverhampton et un des secrets de la saison dernière, c’est que lorsqu’on ne prenait pas les trois points, on en prenait au moins un. Après la trêve internationale, la saison va vraiment commencer. »
Et si l’équipe entraînée par Rafael Benitez risque d’être défensive, le manager des Citizens annonce la couleur : « Certaines équipes sont plus défensives, mais ce n’est pas un problème. Tout le monde peut faire ce qu’il veut, peut adopter le système en lequel il croit. À la fin, on est là pour gagner des points. C’est à nous de le faire. S’ils veulent jouer de cette façon, nous allons devoir faire avec. »
« Nous devons nous adapter à la qualité des joueurs et à ce qu’ils savent faire, poursuit Pep. Jouer contre Chelsea, ce n’est pas la même chose que de jouer contre une équipe qui joue long. On doit s’adapter à ce qu’ils font et dire aux joueurs ce qu’il va se passer durant le match. On doit se parler et savoir ce qu’on peut contrôler. »
Anticiper serait une erreur
La clé restera donc la création, plutôt que l’anticipation selon l’Espagnol : « On passe plus de temps sur ce que l’on veut créer. On peut passer du temps à essayer d’imaginer ce que vont faire nos adversaires, mais nous n’en savons rien. La meilleure façon, c’est de se concentrer sur ce qu’on a fait aux derniers matches. On passe beaucoup de temps sur nous-mêmes, à analyser les séances d’entraînement et sur ce que nous avons à faire. »
Pep pourra d’ailleurs compter sur un Benjamin Mendy en très grande forme depuis le début de saison. Mais si le Français réalise de grosses performances, le coach prévient que personne n’est indispensable. L’important, c’est l’équipe : « La saison dernière il n’était pas là et nous avons percé quelques défenses sans lui. On essaie d’être une équipe – pas seulement de se concentrer sur Mendy. Kyle peut le faire, nos milieux peuvent le faire, nos attaquants aussi. »