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Exclusif: Entretien avec Benjamin Mendy

DÉBUT: Benjamin Mendy a joué son premier match à l'Etihad Stadium!

DÉBUT: Benjamin Mendy a joué son premier match à l'Etihad Stadium!

Auteur de sa première passe décisive face à Liverpool, Benjamin Mendy se livre dans un entretient exclusif. Il évoque son parcours, Marcelo Bielsa, Leonardo Jardim... Rencontre.

Vous êtes né à Longjumeau. Pouvez-vous nous parlez de votre enfance en banlieue parisienne…

"Je suis né dans le 91 à Longjumeau. J’ai joué à l’US Palaiseau jusqu’à l’âge de 13 ans. Le foot, c’est venu parce que je jouais tous les jours dehors avec mes amis en bas de chez moi et c’est devenu ma vie à partir de ce moment-là.

"Tous les jours, on rentrait de l’école et on jouait au foot. On allait à l’école avec la balle aux pieds. Toujours du foot…"

Il y a beaucoup de talents qui viennent de la banlieue…

"Le football occupe une grande part dans ces villes-là, dans ces régions-là. C’est quelque chose qui est reconnue pour ça. Quand il y a un joueur qui sort d’une banlieue de Paris, tous les coéquipiers, les amis d’enfance, les anciens, les grands… Tout le monde est fier de voir un joueur réussir et évoluer au haut niveau. C’est une fierté pour tous. C’est en train de se développer de plus en plus en région parisienne et ailleurs aussi. Mais beaucoup de joueurs sont issus de la région parisienne."

Vivier de talents ?

"Je pense que oui. Il y a énormément de talents. On en parlait l’autre jour en équipe de France et il y a beaucoup de joueurs issus de la région parisienne."

Est-ce que vous pouvez nous parler un peu de votre famille ? Avez-vous des frères et sœurs ? Que font-ils dans la vie ?

"Je suis le plus petit. J’ai un grand frère et trois grandes sœurs. Une de mes sœur vie au Canada mais je ne me souviens plus de ce qu’elle fait… Un autre de mes sœurs travaille à l’Aéroport de Roissy et mon frère, il est plutôt derrière moi et m’aide pour la partie football."

Ça aide d’être le petit dernier ?

"Oui. Cela aide, surtout quand j’étais petit. J’étais un peu le chouchou. J’ai eu beaucoup de chance. Ils m’ont facilité les choses et m’ont donné des conseils pour éviter de faire des erreurs. Mon frère, c’est celui qui est le plus proche de moi par rapport à mes sœurs et il a dix ans de plus que moi donc ils sont vraiment plus âgés."

Et vos parents ? Que font-ils ?

"J’ai perdu ma mère il y a bientôt deux ans. Cela fera deux ans en janvier prochain… Mon père est à la retraite. Il est sur Paris et suis mon football depuis Paris et il se déplace au stade quand il peut."

Premier souvenir de foot c’était avec vos amis d’enfance… Vers quel âge ? Ecole primaire ?

"Même avant ça ! Le foot, cela a toujours été avec moi. Cela vient de mon frère qui jouait avec les grands. Quand j’étais petit, je les voyais jouer et je courais au milieu du terrain. Ils ne voulaient pas que je joue alors j’essayais de les embêter. Donc, je dirais à partir de 5 ou 6 ans…"

Est-ce que cela a toujours été le foot pour vous ? Est-ce que vous vous êtes essayé à d’autres sports et auriez pu faire une autre carrière ?

"Non. C’est que le foot et rien d’autre depuis le tout début."

Si pour une raison ou pour une autre vous n’étiez pas devenu footballeur professionnel, quel métier auriez-vous choisi de faire ?

"Franchement, je n’y ai jamais réfléchi et c’est pour ça que je me donne toujours à fond quand je joue au foot."

Qui dans votre entourage a eu le plus d’influence dans votre vie jusqu’à présent ? Pourquoi ?

"Mon frère. C’est quelqu’un qui a eu une grande emprise sur moi dans mon enfance. C’était mon exemple car il a toujours été droit. Dans le foot, pareil. Je pense qu’il aurait pu faire de très belles choses. Malheureusement, il n’a pas eu un suivi comme moi j’ai eu avec lui et au centre de formation. Aujourd’hui, je lui dois beaucoup."

Il a été ton premier coach ?

"Oui et cela le restera toujours."

Vous êtes plutôt au début de votre carrière mais il y a-t-il eu un moment où vous avez été véritablement été mis à l’épreuve, un moment en particulier où vous avez relevé un défi de taille qui vous a permis de devenir footballeur professionnel ?

"A l’âge de mes 13 ans, quand je suis arrivé au centre de formation. Quand je suis arrivé, je sortais de Paris et je pensais qu’on allait tous être amis, rigoler et faire un peu de bêtises, ect… Mais après j’ai ouvert les yeux car j’ai été convoqué et on m’a dit que si je continuais comme ça, j’allais être renvoyé. On m’a dit à l’époque que je n’avais pas le niveau car j’avais été recruté en tant qu’attaquant. Et j’avais une capacité à descendre tout en bas pour récupérer la balle et contre-attaquer.

"Après, on m’a mis milieu gauche puis arrière-gauche. Comme j’allais chercher la balle trop bas, ils ont donc fini par me mettre arrière-gauche. Après, je ne pouvais pas descendre plus sinon je finissais gardien."

C’était une année charnière ?

"C’est clair. Ils m’ont dit que si je ne me réveillais pas, j’allais être viré en fin de saison donc je me suis réveillé. Et c’est là que j’ai enchaîné. On a gagné une coupe de jeune, la Coupe Nationale avec la Normandie. Après il y a eu les sélections avec l’équipe de France en jeunes et cela a suivi."

13 ans c’est assez jeune pour avoir une telle réalisation, que c’est maintenant ou jamais, non ?

"C’est jeune mais je suis quelqu’un qui est à l’écoute et une fois que l’on m’a dit ça, cela a percuté. Je savais ce que je voulais donc… J’aime aller jusqu’au bout de mes ambitions."

Cette première année au centre de formation, c’est le plus grand défi de votre carrière jusqu’à présent ou bien il y a eu d’autres moments ?

"Cette première année au centre de formation été le moment le plus dur de ma carrière. Après, je suis tombé sur de bons entraîneurs qui m’ont beaucoup aidé et de qui j’ai beaucoup appris.

"Il y a eu aussi l’OM. Je suis arrivé à Marseille à l’âge de 17 ans et demi, 18 ans. C’est un très grand club et ce n’était pas facile mais j’ai eu la chance d’être bien entouré là-bas."

Ton temps fort la saison dernière avec Monaco ?

"Le match contre Manchester City. J’avais l’envie de rejoindre ce club, de venir avec Guardiola et quand j’ai vu le tirage au sort je motivais déjà mes coéquipiers et je savais que j’allais donner le meilleur de moi-même pour pouvoir venir ici.

"C’est un club qui me plaisait et qui me plaît beaucoup. En voyant le tirage au sort, je me suis dit que c’était l’occasion parfaite. Après, en arrivant ici et voir l’Etihad Stadium… C’est magnifique !"

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Pouvez-vous nous parler de Marcelo Bielsa... Est-ce que travailler avec Bielsa vous prépare pour travailler sous la houlette de Pep ?

Question football, c’est dans la même famille que Pep Guardiola. Je pense qu’ils ont le même état d’esprit, pareil côté tactique. Ils ont une manière de jouer semblable. C’est la même école donc cela facilité beaucoup. Après, je ne suis pas quelqu’un qui aime la facilité. Je sais que pour ma progression et pour mon avenir, c’est ce qu’il y a de mieux.

Et quand est-il de Leonardo Jardim… Cela a dû être très enthousiasmant de faire partie de cette équipe de Monaco la saison dernière… Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? Un temps fort éventuellement, un souvenir en particulier ?

Je l’appelle « Tactico » cette saison-là parce c’est vrai qu’en tactique, pour s’adapter à l’équipe adverse, ils très, très fort. Après, il a été pour beaucoup dans le succès que Monaco a rencontré cette saison. Il était très proche de tous les joueurs. Il y avait beaucoup d’amour dans l’équipe. Avec un coach comme ça qui est aussi proche des joueurs, on voulait se battre pour lui quand on était sur le terrain qu’il soit sur le banc de touche ou amené à être suspendu et dans les tribunes. Pour nous, c’était pareil et comme s’il était avec nous sur le terrain.

Pour moi, Marcelo Bielsa et Leonardo Jardim sont deux personnes importantes dans la tournure de ma carrière.

A quel point votre état d’esprit impacte la manière dont vous jouer ? Comment vous mettez-vous en condition pour un match ? Vous avez des trucs en particulier ?

"Non. Je suis moi-même. Dès que l’on est à l’approche du match, je me concentre mais sinon rien de spécial."

On peut dire que vous avez un état d’esprit assez régulier ?

"Oui. Il n’y a pas un match où je me dis que je dois prendre cette rencontre plus au sérieux que les autres ou quelque chose de ce genre. Que je joue contre une équipe qui est moins bien classée ou bien au-dessus, c’est pareil pour moi. Je joue tous les matches de la même manière et avec le même état d’esprit."

Est-ce que vous savez dès que vous entrez le pied sur le terrain si vous allez faire un bon match ? Est-ce que vous avez un sentiment ou pressentiment particulier à un moment donné dans le match où vous vous dîtes « Hey, Je vais faire un bon match aujourd’hui » ?

"Avant, pour mes premiers matches, oui c’était le cas. Après le premier contrôle ou la première passe, je me disais : ‘’OK. Aujourd’hui, ça va être comme ça.’’  Si je ratais des choses dès l’entame, je me disais ‘’Aujourd’hui, cela va être un peu plus compliqué.’’ Au cours de mes premières années, c’était le cas mais plus maintenant.

"Je ne vois plus les choses de la même manière. Avant, quand je faisais un bon match, je me disais qu’il fallait que je confirme la semaine d’après, au prochain match. Mais maintenant, j’ai plus d’expérience. Cela fait quoi… sept and que je joue en tant que professionnel donc j’ai plus d’expérience."

C’est difficile de garder son sang-froid en toutes situations quand on est défenseur ou cela se travaille ?

"Il y a des moments où il y a tellement d’adrénaline que l’on fait abstraction de tout ce qu’il y a autour. En tout cas, pour ma part sur certains matches, je sais que j’ai déjà été comme ça. Après, il faut se rappeler qu’il y a des milliers et des millions de personnes qui regardent ce sport. Il y a des petits qui nous regardent et qui répètent ce qu’ils voient. C’est pour ça qu’il faut rester calme, garder son sang-froid et donner du plaisir en jouant un bon football."

C’est important pour toi d’être un exemple pour les plus jeunes ?

"Oui. Si on peut donner une bonne image et de bons conseils, pourquoi pas. Et aussi leur donner le sourire."

Qui était votre idole enfant ? Football et non football ?

"Quand j’étais enfant ? On aimait s’appeler par le nom du dernier joueur qui avait marqué le jour d’avant. Donc, j’étais toujours celui que venait de marquer ! Mon idole changeait en fonction de qui marquait le dernier but."

Quand avez-vous le plus ressenti la pression au cours de votre carrière de footballeur ?

"A l’OM, quand on a joué contre Dortmund. C’était mon premier match en Ligue des champions. J’avais 18 ans je crois. C’était vraiment quelque chose… Je ne me rendais pas compte encore. Après, l’OM c’est mon cœur, c’est en moi et j’étais tellement heureux mais, en même temps, j’avais beaucoup de pression car j’étais jeune."

Vous jouez maintenant avec l’équipe de France… Cela représente quoi pour vous de jouer avec les Bleus ? En quoi cela diffère du football en club ?

"Pour moi, le niveau international, c’est au-dessus du niveau de Champions League, au-dessus de tous les niveaux parce que tous les joueurs se donnent à fond pour leur pays. C’est vraiment différent. Et c’est des matches à élimination directe pour les Coupe du Monde, les championnats d’Europe. Tout le monde a sa chance. Ce n’est pas la meilleure nation qui se qualifie. On a bien perdu contre la Suède il y a quelques semaines alors que personne ne prédisait ça…"

Quels sont les meilleurs joueurs à l’heure actuelle selon vous ? Ceux que vous noteriez le mieux ?

"En Premier League : N’golo Kanté, De Bruyne, Hazard. Il y en a tellement… Mais pour moi, ces trois-là sont les premiers qui me viennent en tête.

Dans les autres championnats : Ronaldo, Messi, Neymar… Verrati est également un très grand joueur.  Payet… Il y en a tellement…"

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