Ilkay Gundogan affirme que le héros de ces huitièmes de finale de Carabao Cup, Claudio Bravo, est un "maître des penalties".

Bravo a effectué deux arrêts durant la séance de tirs aux buts mardi soir face aux Wolves, en plus de trois faces à faces remportés lors des 120 minutes de jeu. Il a naturellement été élu homme du match tant il fut prépondérant dans la qualification de City pour les quarts de finale.

Ce moment est intervenu seulement quatre mois après son héroïque séance lors de la Coupe des confédérations face au Portugal. Il avait offert la victoire au Chili en stoppant les trois tentatives des portugais en demi-finale. Gündogan est clair, pour lui, Bravo est un vrai spécialiste des penalties.

"Je pense qu’il est injouable sur penalty", a déclaré le milieu de terrain. "Il l’a déjà montré avec le Chili.

"Même pour nous les joueurs de champ, mais encore plus pour un gardien, c’est très éprouvant mentalement de ne pas jouer toutes les semaines, de ne pas être pleinement dans le rythme.

"Et quand vous jouez 120 minutes en tant que gardien, tout est histoire de concentration. Vous devez être concentré à 100%.

"Il a été brillant. Notamment sur les faces à faces qu’il a sauvés.

"La semaine dernière à l’entraînement, on a tiré pas mal de penalties et il en a arrêté un grand nombre.

"On est très content de l’avoir avec nous et mardi il était définitivement l’homme du match."

Gündogan a connu une frayeur mardi soir lors de cette victoire en Carabao Cup, il a bien cru s’être encore blessé.

Le milieu de terrain allemand, qui fut éloigné des terrains pendant neuf mois après une rupture des ligaments du genou en décembre dernier, a joué huit matches depuis son retour à la compétition. Mardi, il a joué la totalité des 120 minutes contre l’équipe de Championship mais a dû lutter pour finir la rencontre.

Ilkay dit que ce n’était juste qu’une crampe, un effet du manque de rythme suite à sa longue convalescence. Mais il était inquiété de voir à quel point cette alerte l’avait gêné et ne lui avait pas permis de garder son niveau durant les dernières minutes. Afin de soulever le moindre doute, Ilkay a passé quelques tests auprès du staff médical, les résultats seront connus sous peu.

Habituellement, il ne doute pas au moment de tirer un penalty, comme il l’avait fait en finale de Champions League en 2013 contre le Bayern Münich. Mais il ne voulait pas prendre le risque cette fois-ci.

"Les dix dernières minutes étaient vraiment délicates pour moi", a-t-il déclaré.

"Mais heureusement, ça a l’air d’aller, je n’ai pas l’impression d’avoir tiré sur quelque chose.

"C’était comme passer de cent à zéro à l’heure. Pendant 110 minutes je me suis senti au top, mais dans les dix dernières minutes, j’avais d’énormes crampes dans les jambes, surtout au niveau des adducteurs.

"J’ai eu peur qu’en faisant un sprint, je tire trop un muscle. Mais je voulais rester sur le terrain car le résultat était beaucoup trop serré.

"Je ne voulais pas les laisser, même si je n’étais pas important en fin de match. Les gars ont parfaitement géré.

"Normalement j’aurais sûrement tiré un penalty. Mais je n’ai pas voulu prendre le risque.

"Les gars se sont très bien débrouillés. À la fin on a mérité de gagner, même si nous aurions dû gagner le match plus tôt.

"Au final, on a réussi et le plus important reste la qualification au prochain tour."

Les Wolves ont rendu la tâche difficile à City, mettant en place un très bon pressing et se montrant dangereux en contre-attaque.

Une tactique qui aura bien marché et qui aura poussé City à batailler dur pour s’adjuger la victoire.

"Quand vous jouez 120 minutes et que vous gagnez aux tirs aux buts, le caractère et la mentalité sont deux choses très importantes", a déclaré Gündogan.

"On a montré du caractère. Mais Wolverhampton aussi pour être honnête. Ils ont très bien défendu et ont eu deux grosses occasions mais Claudio nous a sauvé sur ces coups-là.

"Nous étions heureux de nous qualifier pour les quarts."