La France avait bien commencé avec Dimitri Payet et Antoine Griezmann à l’affût d’une ouverture, mais le Portugal a tenu bon.
La tête de Griezmann sur le centre de Payet a obligé Rui Patricio à effectuer un très bel arrêt, mais le premier vrai sujet de discussion a été la blessure au genou de Cristiano Ronaldo à la 19è minute après un challenge assez brutal de la part des Français.
Le buteur du Real Madrid a quitté le terrain en larmes avant de revenir sur la pelouse avec la jambe gauche couverte de bandages, mais il a du être sorti à l’aide du brancard sept minutes plus tard.
La sortie de l’attaquant emblématique a renforcé la difficulté de cette rencontre pour l’équipe portugaise.
La France, quant à elle, semblait avoir laissé son étincelle aux vestiaires, et la première période est donc devenue quelque peu ennuyeuse.
Les seuls qui avaient l’air de s’amuser étaient les papillons de nuit qui avaient envahi le stade par milliers.
Avec le poids des attentes de tout un pays sur les épaules, l’équipe de France a semblé plus dynamique après la mi-temps, avec le remplacement de Payet par Kingsley Coman – une substitution peu appréciée par certains fans des Bleus – mais le Portugal continuait de tenir le coup.
A la 66è minute la plus belle occasion jusqu’alors fut à la faveur de la France, sur un centre de Coman qui a trouvé Griezmann dans la surface de réparation, mais le buteur de l’Atletico Madrid n’a pas réussi à cadrer.
Huit minutes plus tard Olivier Giroud a forcé à nouveau Patricio à faire une belle interception tandis que le match se dirigeait vers des prolongations apparemment inévitables.
Nani a alors rappelé aux Français que le Portugal était tout a fait capable de s’emparer de la victoire en signant une frappe qui a failli surprendre Lloris en pleine sieste.
L’impressionnant Moussa Sissoko a ensuite riposté avec un tir puissant des 22 mètres, à nouveau sauvé par Patricio.
André-Pierre Gignac est parvenu un peu plus tard à se faufiler pour envoyer une frappe à ras de terre qui a trouvé le poteau.
Pas grand-chose à dire de la première période de prolongations ; la seconde, en revanche, a vu la situation se débloquer.
Après un coup-franc de Raphael qui a rebondi sur la transversale, on aurait pu croire que la France allait survivre, mais à peine quelques instants plus tard Eder s’est arraché à son marquage pour envoyer le ballon derrière Lloris à la 109e minute.
Les Bleus ont tenté de se ressaisir, mais déstabilisés par ce but, ils ont du concéder cette rencontre au cours de laquelle ils auraient pu faire plus.
Bacary Sagna a fait un match solide comme à son habitude, mais Eliaquim Mangala est encore une fois resté sur le banc.